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Que se passe-t-il quand Apple ou Google change ses règles ?

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Un titre de presse sur un durcissement d'Apple, un mail officiel au jargon impénétrable, une échéance quelque part — et cette question : suis-je concerné ? Voici ce qui se joue vraiment quand un store change ses règles, pourquoi ça ne ressemble à aucune panne technique, et les deux seules choses qui restent entre vos mains.

Jour 1 095ce qui arrive à une app dans les trois ans qui suivent son lancement.

Une règle ne casse jamais votre app

Commençons par ce qui distingue ce sujet de tous les autres de cette série. Quand iOS ou Android évolue, des fonctions peuvent cesser de répondre — c'est un problème technique, il se répare techniquement. Une règle des stores, elle, ne casse rien : votre app peut fonctionner parfaitement, chez vous comme chez vos utilisateurs, et être bloquée à la porte. Car les stores ne sont pas des étagères où l'on pose une app : ce sont des portes gardées. Rien n'atteint les utilisateurs sans passer une revue, et cette revue applique les règles du jour.

C'est une menace d'une autre nature. Elle ne se manifeste pas par un dysfonctionnement, mais par un refus, une exigence nouvelle, une case à remplir qui n'existait pas. Et elle a sa langue à elle : celle des juristes et des développeurs mélangés, dans laquelle il faudrait d'abord comprendre si l'on est concerné avant même de savoir quoi faire.

Ce que les règles regardent — et ce n'est pas que votre code

Regardez ce que les stores demandent, et un motif apparaît : leurs règles ne portent pas que sur ce que votre app fait — elles portent tout autant sur ce qu'elle déclare, demande et montre.

Ce qu'elle déclare. Quelles données elle collecte, pour quoi faire, avec qui elle les partage, à quel public elle s'adresse. Les stores exigent que la fiche dise la vérité sur l'app — et cette exigence s'épaissit d'année en année.

Ce qu'elle demande. Une permission — position, photos, micro — ne peut plus simplement être prise : il faut la demander au bon moment, pour une raison affichable, et pouvoir la justifier.

Ce qu'elle montre. Contenu, achats, prix : ce que l'app propose doit correspondre à ce qui est annoncé, et respecter ce que le store accepte de distribuer.

Ajoutez la propriété que les éditeurs découvrent souvent trop tard : ces règles s'appliquent au moment où une mise à jour se présente. Une app est examinée aux règles d'aujourd'hui, pas à celles sous lesquelles elle est née. Sur ce que cela fait, avec le temps, à une app qu'on ne met plus à jour, Pierre-Laurent a écrit l'inventaire de référence ; je n'y reviens pas.

Ce que « s'en occuper » veut dire, côté plateforme

Puisque les règles parlent de conformité plus que de code, le travail de la plateforme ne ressemble pas à de la réparation — il ressemble à de la jurisprudence.

Suivre ce que les stores publient, et surtout ce qu'ils se mettent à exiger en pratique : une revue est faite par des personnes, et la lettre d'une règle ne dit pas toujours comment elle sera appliquée. Soumettre des apps en continu, c'est accumuler précisément ce savoir-là — quelles formulations passent, quelles déclarations sont attendues, qu'est-ce qui déclenche une question de l'examinateur. Puis traduire tout cela, une fois, dans la façon dont les apps sont construites et présentées aux stores, pour que chaque app en hérite sans s'en occuper.

Le contrepoint, en une phrase cette fois : si vous mainteniez votre app seul, cette jurisprudence serait à reconstituer par vous, refus après refus — car c'est ainsi qu'on l'apprend, quand personne ne l'a apprise avant vous.

Et la nuance honnête de toute cette série vaut ici plus qu'ailleurs : une revue garde une part d'appréciation. Le travail en amont rend les refus rares sur la partie technique et déclarative ; il ne transforme pas l'examen en formalité.

Les deux choses qui restent entre vos mains

La carte complète de qui s'occupe de quoi est dans le premier article ; pour les règles des stores, elle tient en deux lignes — mais ces deux lignes sont le cœur du sujet, précisément parce que les règles parlent de vous.

Votre compte développeur. Votre app est publiée sous votre nom — c'est ce qui fait qu'elle vous appartient — et c'est donc à vous que les stores s'adressent officiellement. Ce compte se renouvelle, et il est la porte par laquelle toute mise à jour passe.

Les réponses qui portent sur votre activité. Quand une règle pose une question sur votre contenu — quelles données collectez-vous, à quel public vous adressez-vous, que vendez-vous —, la réponse ne peut venir que de vous. C'est la conséquence logique de tout ce qui précède : les stores veulent que l'app dise la vérité sur elle-même, et cette vérité-là est la vôtre.

Et si même cette part-là vous pèse, GoodBarber Takes Care est le service où notre équipe s'occupe de la soumission aux stores pour vous.

Le jour où votre mise à jour se présente à la porte

Voilà ce que tout cela change, concrètement. Quand vous publiez, votre app passe un examen dont le programme a changé depuis la dernière fois — il change toujours. Mais elle ne s'y présente pas seule : elle arrive construite et présentée selon ce que les stores exigent ce jour-là, portée par l'expérience de toutes les soumissions qui ont précédé la vôtre. Vous n'avez pas révisé ; l'app arrive préparée. Préparée, pour autant, ne veut pas dire pré-approuvée : la décision, à la porte, appartient à Apple et à Google, et à personne d'autre — aucune plateforme ne peut la promettre en leur nom, et aucune ne le devrait. Ce que la préparation change, c'est tout ce qui dépend de la préparation ; la décision elle-même, c'est précisément à cela que sert une revue.

Les règles des stores continueront de changer au même rythme, et de se durcir dans le même sens. La différence n'est pas qu'elles vous épargnent — c'est qu'elles cessent d'être votre lecture du soir.

Pour la version ingénierie — ce que trois ans de règles et de systèmes font réellement à une app —, j'ai raconté le détail côté dev.to. Et si votre app n'existe pas encore, autant la construire là où quelqu'un fait déjà cette lecture pour vous : créer mon app avec GoodBarber.

Questions fréquentes

Comment savoir si une nouvelle règle d'Apple ou de Google concerne mon app ?

Vous n'avez pas à le déterminer vous-même. Les règles techniques et déclaratives sont suivies et appliquées au niveau de la plateforme, sans vous impliquer. Celles qui posent une question sur votre contenu ou vos pratiques de données se présentent, elles, dans votre compte développeur, sous la forme d'une déclaration à confirmer — et là, la réponse relève de votre activité, pas de la technique.

Un changement de règles peut-il faire refuser ma mise à jour ?

Un refus reste toujours possible : une revue est faite par des personnes, avec une part d'appréciation. Ce que la plateforme change, c'est la préparation : votre app se présente construite selon les exigences en vigueur, portée par l'expérience des soumissions précédentes. Et si la soumission elle-même vous pèse, GoodBarber Takes Care existe pour la prendre en charge.

Dois-je lire les guidelines d'Apple et de Google avant de publier ?

Pas pour la partie technique et déclarative — elle est suivie en amont, pour toutes les apps de la plateforme. En revanche, les règles qui portent sur le contenu lui-même — ce que votre app a le droit de proposer, de vendre, de montrer — parlent de votre activité, et c'est un domaine où vous restez le mieux placé.

Mon app peut-elle être bloquée alors qu'elle fonctionne parfaitement ?

Oui, et c'est la particularité des règles des stores : elles ne portent pas que sur le bon fonctionnement de l'app : elles portent aussi sur son droit à être distribuée — ce qu'elle déclare, demande et montre. C'est pour cela que la conformité est un travail à part entière, distinct de la technique : une app peut être irréprochable techniquement et se voir demander une déclaration qui n'existait pas l'an dernier.

Conseils pour créer une app