Longue vie au métier d’app maker !

Ecrit par le Jeudi 12 Janvier 2012

Ces derniers jours, TechCrunch a publié deux articles intéressants desquels nous retirons quelques enseignements que voici.

Longue vie au métier d’app maker !

Longue vie au métier d’app maker !

Graphique : TechCrunch.com - Source : comScore

Le premier titre "Comment Google et Apple ont gagné La Guerre des Smartphones". Graphique à l’appui, l’article montre comment en moins d’un an et demi, la part de marché cumulée de Google et Apple a littéralement écrasé le marché des smartphones au détriment, notamment, du fleuron des années 2000, BlackBerry. Selon l’auteur, en 15 mois, la part de marché de Google et Apple est passée de 43,8% (août 2010) à 75,6% (novembre 2011). Sur la même période, BlackBerry a chuté de 37,6% à 19,6%. Il faut néanmoins garder à l’esprit qu’il s’agit d’un marché en forte croissance. En conséquence, les volumes restent importants même pour un acteur subissant rudement la concurrence comme RIM.

Longue vie au métier d’app maker !

Graphique : TechCrunch.com - Source : Flurry

Le même jour dans un autre article, TechCrunch parle des 1,2 milliards d’applications téléchargées dans les stores, entre Noël et le jour de l’an. Plus tôt en décembre, le rythme de téléchargement se situait à 750000 par semaine. Environ 7 millions de nouveaux iPhones et appareils Android ont été activés le jour de Noël. Ces données proviennent de Flurry. Selon l’auteur, un utilisateur télécharge beaucoup d’applications peu de temps après avoir pris possession de son nouvel appareil, puis stabilise son rythme de téléchargement par la suite, qui devient alors rythmé par ses découvertes.

Ces articles nous inspirent deux réflexions.

D’une part, nous sommes confortés dans l’idée que la technologie native combinée à l’écosystème des stores constitue un phénomène de rupture. L’appli native téléchargée dans le store est plébiscitée par l’utilisateur. Elle est entrée dans ses réflexes et constitue un élément de paradigme indissociable de l’usage mobile. En ce sens, l’intérêt des grandes plates-formes Apple, Google, etc. est semble-t-il aligné avec l’intérêt retiré par les utilisateurs. Le débat natif versus web mobile (HTML5), très présent dans l’esprit des acteurs de l’univers IT, est certes intéressant et mérite d’être posé. Mais dans les bons termes, selon nous. Comme nous avons déjà eu l’occasion d’en parler dans ce blog, les technologies sont loin de s’opposer. Au contraire, elles se complètent et ne cesseront de se recombiner dans un avenir proche. Par exemple, le natif tirera parti de la souplesse du HTML5. Ce dont nous sommes convaincus chez GoodBarber, c’est que le natif est un phénomène de fond, drivé par sa pertinence pour l’utilisateur tant en matière d’usage (interaction, fonctionnalités, ergonomie, vitesse) qu’en terme de commercialisation (stores one-stop-shopping). Les applis natives constitueront la principale porte d’entrée vers les contenus.

L’autre réflexion que nous inspire TechCrunch cette semaine concerne Microsoft. Certes, il apparaît que la part de marché de Microsoft baisse sur la période analysée. De 10,8% à 5,7% entre août 2010 et novembre 2011. Cependant, d’une part, les volumes ont cru. Et d’autre part, Microsoft prend de facto le chemin de troisième plate-forme mobile derrière Android et WP7. Chez GoodBarber, nous avons fait le pari, dès 2010 de WP7, en estimant que Microsoft occuperait la troisième dans un avenir de moyen terme. Si notre vision ne s’est pas encore réalisée, nous estimons que la tendance est engagée. Car cet article fait l’impasse sur les tablettes. Et pour cause, le marché est encore balbutiant et ultra-dominé par Apple. Apple fait office de pionnier et dispose donc d’une part de marché transitoire anormalement élevée. Dans ce domaine, Microsoft pourrait occuper une place de choix.

2012 sera probablement une année charnière. Celle de la cristallisation d’un marché tri-plateformes ?



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