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Mettre son app en conformité
Vous n'avez jamais décidé de collecter des données. Vous avez choisi des fonctionnalités.
Vous avez ajouté l'authentification, donc vous détenez des comptes. Vous avez branché une régie publicitaire, donc un identifiant publicitaire circule. Vous avez ouvert une section Agenda, donc votre app demande l'accès au calendrier de vos utilisateurs. Aucun de ces gestes ne ressemble à une décision de confidentialité, et pourtant chacun ajoute une ligne à ce que vous devrez déclarer à Apple et à Google.
C'est la particularité de la création sans code, et c'est le sujet de ce guide : faire l'inventaire de ce que votre app collecte à partir de ce que vous y avez mis, puis en tirer les réglages et les déclarations.
Le pas à pas de chaque formulaire est dans notre centre d'aide. Ce qui suit est l'autre moitié, celle qui décide de ce que vous allez y répondre.
Chapitre 1Ce que votre app collecte
L'écran qui fait l'inventaire à votre place
Rendez-vous dans Paramètres › Centre de confidentialité, onglet Permissions.
Vous y trouvez la liste des vingt permissions que votre app est susceptible de demander à l'appareil de vos utilisateurs, et surtout, pour chacune, une colonne Usage qui nomme la ou les fonctionnalités qui la déclenchent.
C'est ce qui rend cet écran précieux : il ne vous demande pas de deviner, il vous dit d'où vient chaque permission.
Quelques lignes, pour donner le ton :
| Permission | Ce qui la déclenche |
|---|---|
| Calendrier | La section Agenda, pour ajouter un évènement à l'agenda de l'appareil |
| Microphone | Les sections Formulaire et Soumission, pour enregistrer une vidéo |
| Appareil photo | Le scan de QR code, le scan d'une carte bancaire, la soumission, le formulaire, le profil utilisateur |
| Galerie photo | La soumission, le formulaire, et la photo de profil |
| Position au premier plan | Les cartes, les évènements, les push, les formulaires qui récupèrent une adresse |
| Service en arrière-plan | Le lecteur audio des podcasts et des directs, les iBeacons |
| Identifiant publicitaire | Les outils de mesure et de publicité |
Lisez cette colonne comme un inventaire. Si une permission vous surprend, cherchez la fonctionnalité qui la nomme : c'est elle qui l'a demandée, pas la plateforme.

La phrase que vos utilisateurs vont lire
Chaque permission qui interrompt l'utilisateur porte un champ Message. C'est le texte affiché par le système au moment où votre app demande l'accès, et un texte par défaut est proposé.
Ce champ mérite mieux que le réglage par défaut, pour une raison simple : c'est le seul endroit où vous pouvez expliquer pourquoi vous demandez. Un utilisateur qui comprend accepte, un utilisateur qui ne comprend pas refuse, et un refus se paie en fonctionnalité dégradée. Écrivez donc ce que la permission sert à faire dans votre app, pas ce qu'elle est.
Le lien Use default message remet le texte d'origine si vous voulez revenir en arrière.
Une modification demande une recompilation
L'écran le dit lui-même : toute modification des permissions n'atteint vos utilisateurs qu'une fois votre app recompilée et resoumise aux stores. C'est vrai des trois sorties, iOS, Android et la Progressive Web App.
Ce n'est pas un détail de calendrier. Cela veut dire que ce chapitre se traite avant votre soumission, pas pendant.
Chapitre 2Les écrans, et lequel vous concerne
Le Centre de confidentialité range ses réglages sous des onglets, et tous ne s'adressent pas à toutes les apps.
| Onglet | Il vous concerne si |
|---|---|
| Permissions | Toujours. C'est l'inventaire du chapitre précédent |
| Consentements UE | Vous diffusez de la publicité ou vous mesurez votre audience, et vous avez des visiteurs européens |
| Contrôle d'âge | Votre app est publiée sur les stores et son contenu n'est pas destiné à tous les âges |
| Confidentialité des données | Vous traitez des données personnelles de résidents européens |
| Conditions générales | Vous éditez une app de contenu. Une boutique a son propre écran, voir plus bas |
Consentements UE
L'écran sépare deux dispositifs, parce qu'ils ne s'appliquent pas au même endroit.
Pour vos apps natives, l'alerte passe par Funding Choices, et elle s'active plateforme par plateforme, iOS, Android et Progressive Web App ayant chacune son interrupteur, avec l'identifiant de votre compte publicitaire à renseigner. L'écran est sans ambiguïté sur l'enjeu : sans elle, vos publicités cessent d'être diffusées à vos visiteurs européens.
Pour votre Progressive Web App, c'est l'alerte de cookies. Vous choisissez entre un consentement rapide et un consentement détaillé, vous écrivez son titre et son texte, vous choisissez la page vers laquelle mène son lien, et vous l'habillez de votre logo, de votre couleur principale et de votre police.
Ce chapitre croise « Gagner de l'argent avec son app de contenu », qui traite du même écran du point de vue de la publicité.

Contrôle d'âge
Cet écran active la vérification de l'âge sur les apps natives. Une fois activée, votre app adapte ses fonctionnalités selon l'âge déclaré et ferme aux mineurs les parties qui ne leur sont pas destinées.
C'est le seul de ces onglets qui change ce que voient vos utilisateurs, et non ce que vous déclarez.
Confidentialité des données
Deux blocs de contact, chacun avec un nom, une adresse, un téléphone et un email : celui de votre délégué à la protection des données, et celui de votre représentant dans l'Union européenne. Remplissez ceux qui vous concernent.
Le même écran vous demande de télécharger et de signer l'avenant de traitement des données, qui fait partie intégrante des conditions générales de service.
Conditions générales
C'est le point où les deux lignes de produit divergent, et la confusion est fréquente. Une app de contenu traite ses conditions générales et sa politique de confidentialité depuis un cinquième onglet du Centre de confidentialité, et le guide « Faire payer l'accès à son contenu » décrit ce parcours. Une boutique n'a pas cet onglet : elle dispose de son propre écran, Paramètres › Conditions Générales, où se règlent les conditions générales de vente et la politique de confidentialité de la boutique.
Chapitre 3Les deux formulaires des stores
Apple et Google vous demandent tous les deux de déclarer ce que votre app collecte, chacun dans son propre formulaire. Notre centre d'aide en donne le pas à pas, écran par écran, y compris pour renseigner l'adresse de votre politique de confidentialité de chaque côté.
Ce qu'il faut retenir ici, c'est d'où viennent les réponses.
Les deux formulaires posent leurs questions par catégories de données : la localisation, les identifiants, l'activité dans l'app, les photos et les vidéos, les informations personnelles. Et pour presque chacune, la réponse dépend de ce que vous avez activé. La position ne se déclare que si la permission correspondante est active. L'identifiant utilisateur ne se déclare que si vous avez l'authentification ou les achats intégrés. Les données publicitaires ne se déclarent que si l'identifiant publicitaire l'est.
Autrement dit, le chapitre 1 de ce guide est la réponse au formulaire. Faites l'inventaire d'abord, remplissez ensuite, et vous ne cocherez ni trop ni trop peu.
Une précision que notre centre d'aide écrit noir sur blanc et qui vaut d'être répétée : vous êtes responsable de l'exactitude de ce que vous déclarez. La plateforme vous dit ce qu'elle collecte pour faire fonctionner votre app, elle ne connaît pas les usages que vous ajoutez par-dessus.
Chapitre 4Le moment
Tout ce guide tient dans une question de calendrier.
Les quatre écrans se règlent avant la soumission. Une modification de permissions demande une recompilation et une nouvelle soumission. Une alerte de consentement absente ne se voit pas à la construction, elle se voit quand vos publicités cessent d'être servies en Europe, ou quand un examinateur refuse votre app.
Le coût d'un refus n'est pas le refus lui-même, c'est le moment où il tombe : quand tout est construit, annoncé, et souvent daté. Un quart d'heure sur ces quatre écrans avant d'appuyer sur le bouton de soumission vous épargne un aller-retour de plusieurs jours.
Et si un refus arrive quand même, notre centre d'aide a une catégorie entière pour les traiter, côté Apple comme côté Google.
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