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Mesurer ce que fait votre app
Vous avez publié des contenus, envoyé des notifications, ouvert une boutique. Reste la question que tous les autres guides posent sans y répondre : est-ce que ça marche ? Votre back office compte déjà tout ça pour vous, sans réglage à faire ni outil à installer. Ce guide dit où sont les chiffres, quelle question chacun répond, et comment les lire pour en tirer une décision.
Chapitre 1Deux endroits, pas un
Le premier est le Dashboard, la première entrée de votre menu, qui ouvre une page intitulée Vue d'ensemble. Il résume les trente derniers jours, prêt à lire, sans réglage à faire. Il sert à voir en dix secondes si quelque chose a bougé.
Le second est le menu Statistiques, un cran plus bas. Chacun de ses écrans porte un sujet, et c'est là qu'on va chercher une réponse précise. Les réglages, eux, dépendent de l'écran : celui du trafic est le plus outillé, avec une période, un filtre par plateforme et un export ; l'écran technique et l'écran international s'affichent tels quels.
Les deux lignes de produit n'ont pas les mêmes écrans, parce qu'elles ne mesurent pas la même chose. Une app de contenu compte des lectures, une boutique compte des ventes.
| Votre question | L'écran qui répond | Sur quelle app |
|---|---|---|
| Est-ce que mon audience grandit ? | Statistiques › Trafic | Les deux |
| Sur quels téléphones sont mes utilisateurs ? | Statistiques › Technique | App de contenu |
| Dans quels pays, dans quelle langue ? | Statistiques › Social | App de contenu |
| Combien j'ai vendu, et où ça bloque ? | Statistiques › Activité | App e-commerce |
| Ma dernière notification a-t-elle porté ? | Notification › Push › Historique, ou Marketing › Historique de push | Les deux |
| Mon programme de fidélité tourne-t-il ? | Business › Fidélisation › Statistiques | App de contenu |
| Suivre le parcours et la provenance | Statistiques › Outils externes | Les deux |
Deux repères pour arriver directement au bon endroit. L'entrée Social ouvre l'écran International, celui des pays, des villes et des langues. Et côté boutique, l'entrée Analytics externes ouvre le même écran Outils externes que côté contenu.
Chapitre 2Ce que compte le trafic
C'est le seul écran commun aux deux lignes de produit. Il s'ouvre sur trois chiffres qui se ressemblent et qui répondent pourtant à trois questions différentes : les distinguer change tout ce que vous en tirerez.

Trois compteurs, trois questions différentes
Les pages vues comptent les écrans affichés. Un lecteur qui ouvre trois articles en produit au moins trois : c'est une mesure de consommation, pas de fréquentation.
Les lancements comptent les ouvertures de l'app. Un même lecteur qui revient trois fois dans la journée en produit trois. C'est votre mesure d'habitude, et c'est le chiffre que votre Dashboard reprend sous le même nom.
Les lancements uniques ne comptent qu'une fois ceux qui reviennent plusieurs fois. C'est le chiffre à regarder quand vous voulez savoir combien de gens vous touchez, et le seul des trois qui ne bouge pas quand un fidèle devient plus fidèle.
Le rapport entre les deux derniers dit à lui seul beaucoup : si vos lancements montent pendant que vos lancements uniques restent stables, vous n'avez pas élargi votre public, vous l'avez rendu plus assidu. Les deux sont des réussites, elles n'appellent simplement pas les mêmes décisions.
Ces trois blocs ne sont pas trois chiffres posés côte à côte : ce sont trois onglets. Celui que vous sélectionnez décide de la courbe affichée en dessous, ce qui vous donne trois lectures du même mois sans changer d'écran.
Téléchargements, temps passé, top jours
Le bloc Téléchargements donne les installations de la période, leur variation, une moyenne quotidienne, et un total cumulé. Les deux chiffres ont chacun leur usage : le cumul est celui que vous mettrez en avant, la période est celui qui vous sert à piloter.
Le temps passé répartit vos sessions en cinq tranches, de moins de dix secondes à la dernière, qui va de trois à dix minutes. C'est l'indicateur qui recadre le mieux les attentes : sur beaucoup d'apps, la tranche la plus courte est la plus remplie, et ce n'est pas nécessairement un échec. Quelqu'un qui ouvre une notification, lit le titre et referme a consommé exactement ce que vous lui avez envoyé.
Les top jours classent les pages vues par jour de la semaine. À croiser avec vos habitudes de publication : si votre meilleur jour est celui où vous ne publiez rien, vous tenez une décision facile à prendre.
Les deux filtres, et l'export
En haut de l'écran, un sélecteur de période propose les 7 ou 30 derniers jours, ce mois-ci, le mois précédent, ou une période personnalisée que vous bornez avec deux dates. À côté, un filtre limite l'affichage à une plateforme : iOS, Android, tablette ou Progressive Web App.
Ce second filtre vaut le détour. Vos utilisateurs iOS et vos utilisateurs PWA n'ont ni le même parcours d'installation, ni le même rapport à l'app, et les moyennes des deux réunis ne décrivent aucun des deux.
Enfin, chaque bloc de cet écran porte son propre lien Export des données, qui produit un fichier CSV. C'est ce qui vous ouvre le tableur : mettre deux périodes côte à côte, calculer une évolution, garder une trace mois après mois, tout devient possible en cinq minutes.
Chapitre 3Qui sont vos utilisateurs, et depuis où
Deux écrans réservés aux apps de contenu, et deux décisions concrètes au bout.
Statistiques › Technique donne la répartition entre plateformes, le détail des versions de système, et la liste des appareils les plus fréquents. Les versions de système sont ce qui compte : elles vous disent si le vieux téléphone dont se plaint un utilisateur représente une personne ou un tiers de votre public.
Statistiques › Social ouvre l'écran International, qui classe vos installations par pays, par ville et par langue de l'appareil. Deux usages : décider d'ajouter une langue à votre app, et savoir à quelle heure envoyer une notification. Un public réparti sur plusieurs fuseaux rend l'option d'envoi à l'heure locale, décrite dans « Envoyer des notifications push », beaucoup moins accessoire qu'elle n'en a l'air.
Une précision utile pour bien le lire : la langue mesurée est celle de l'appareil. Un lecteur français installé au Portugal remonte donc en français, ce qui en fait le bon indicateur pour choisir la langue de votre interface, à croiser avec la colonne des pays quand vous décidez de la langue de vos publications.


Chapitre 4Ce que rapporte une boutique
Les apps e-commerce ont leur propre écran, Statistiques › Activité, qui rassemble tout ce qui touche aux ventes. Sa période se règle en semaine, en mois ou en année, en cours ou précédente, avec une vue personnalisée si vous voulez d'autres bornes.
Quatre indicateurs l'ouvrent : le chiffre d'affaires total, le panier moyen, le total des ventes et le taux de conversion du processus de paiement. Chacun porte une flèche et un pourcentage, qui le comparent à la période précédente. C'est cette comparaison qui fait l'information : un chiffre d'affaires seul ne dit rien tant qu'on ne sait pas s'il monte.
Le tunnel de conversion, l'écran qui montre où agir
En dessous, le tunnel de conversion aligne trois marches : les ajouts au panier, les accès au processus de commande, puis les ventes. Les deux premières comptent des visiteurs, la dernière des commandes, et chacune affiche sa part du total.
Les deux chutes se lisent séparément, parce qu'elles n'ont pas les mêmes causes. Entre le panier et l'accès à la commande, c'est le plus souvent la livraison qui se joue, ses frais découverts à ce moment-là ou une inscription demandée trop tôt : « Définir sa stratégie de livraison » traite ce terrain. Entre l'accès à la commande et la vente, c'est le paiement : un formulaire trop long, un moyen de paiement attendu qui manque, un doute sur la sécurité. « Choisir ses moyens de paiement » traite celui-là.
Le compteur de commandes abandonnées, juste à côté, donne la contrepartie en volume, avec un lien qui ouvre le détail. Elles ne sont pas perdues : « Bien gérer ses commandes » explique comment les récupérer une par une.
L'écran se termine par le top des ventes et par la répartition des ventes par canal, entre PWA sur mobile, PWA sur ordinateur, iOS et Android. Cette dernière répartition est utile au moment d'arbitrer où mettre votre effort, et elle réserve souvent une surprise à ceux qui n'ont regardé que leurs téléchargements.

Chapitre 5L'effet d'un envoi
Chaque notification envoyée garde sa fiche, ouverte depuis l'historique de vos envois : Notification › Push › Historique sur une app de contenu, Marketing › Push › Historique de push dans une boutique. Elle affiche le nombre de notifications envoyées et le nombre d'ouvertures, chaque fois réparties entre iOS, Android et PWA, le taux de clics, et un graphique du nombre d'ouvertures en fonction des heures.
Cette dernière courbe est la plus directement actionnable : elle vous dit non pas quand vous avez envoyé, mais quand les gens ont ouvert. Deux ou trois envois suffisent à voir apparaître un créneau.
Un repère chiffré, calculé sur vos propres envois
La fiche porte un bloc intitulé « Perspectives de taux basées sur les notifications précédentes », avec votre taux de clic moyen, le plus haut et le plus bas. Le back office fait donc le calcul pour vous, sur votre historique à vous.
C'est le bon réflexe, et il vaut mieux qu'une moyenne de marché : une app d'actualité quotidienne, une app de club sportif et une boutique n'ont ni le même rythme d'envoi ni la même audience. Le point de comparaison qui vous concerne vraiment, c'est votre envoi précédent.
Un point de lecture, pour interpréter ces taux correctement. Le nombre de destinataires compte les appareils enregistrés : tous ceux qui ont votre app installée et qui acceptent vos notifications, y compris ceux qui ne l'ouvrent plus depuis un moment. C'est le bon chiffre pour mesurer votre portée. Quand vous voulez mesurer votre engagement, rapportez plutôt vos ouvertures aux lancements uniques du mois : les deux lectures sont justes, elles ne répondent simplement pas à la même question.
Chapitre 6La boucle qui rend la mesure utile
Un chiffre qui ne change rien à ce que vous faites ne sert à rien. Trois écrans se répondent, et c'est ce circuit qui transforme une observation en action.
Vous observez un comportement dans vos statistiques. Vous constituez un groupe dans Communauté › Liste d'utilisateurs, où la liste de vos inscrits affiche leur dernière connexion et permet de les déplacer d'un groupe à l'autre. Ce groupe devient ensuite un critère de ciblage au moment d'envoyer une notification, et il sert aussi à réserver l'accès à une section : c'est le même objet des deux côtés, et « Animer une communauté avec son app » décrit l'extension qui le fournit.
Le ciblage du push sait en plus faire seul une partie du chemin : il propose des critères de comportement, dont le nombre d'ouvertures sur les trente derniers jours, sans que vous ayez à préparer quoi que ce soit.
Sur une app de contenu, le programme de fidélité a son propre écran de mesure dans Business › Fidélisation › Statistiques : inscrits, points distribués, cartes terminées, cadeaux utilisés, et le détail par récompense entre celles qui ont été proposées et celles qui ont été ouvertes. Vous y voyez donc directement ce qu'une récompense a produit, ce qui vous dit laquelle reconduire. L'écran ajoute une estimation des gains rapportés par le programme : un ordre de grandeur, à lire comme tel.
Chapitre 7Aller plus loin avec un outil de mesure
Les écrans précédents répondent aux questions de fréquentation, d'équipement et de vente, et ils y répondent sans que vous ayez rien à installer. D'autres questions appellent un outil spécialisé : savoir quel article a été le plus lu, suivre le parcours écran par écran, ou attribuer une vague d'installations à la campagne qui l'a produite.
GoodBarber vous laisse brancher l'outil de votre choix, et c'est le rôle de l'écran Statistiques › Outils externes. Il est organisé en trois volets, un par plateforme, parce que le branchement n'est pas le même.
Sur iOS, vous reliez votre app à Google Analytics pour Firebase : l'écran vous donne l'identifiant de votre application à déclarer dans la console Firebase, et vous renvoyez ensuite le fichier de configuration téléchargé depuis cette console. Sur Android, il n'y a rien à envoyer, Firebase est mis en place automatiquement à la compilation de l'app et l'écran ne fait que l'activer ou le désactiver. Sur la Progressive Web App, vous collez un identifiant de mesure Google Analytics, et éventuellement un identifiant de conteneur Google Tag Manager si vous préférez piloter vos balises depuis là. Les apps de contenu proposent en plus Count.ly, une plateforme libre que vous pouvez héberger vous-même.
Les deux se complètent plus qu'ils ne se remplacent, et le tableau ci-dessous aide à choisir lequel ouvrir selon la question posée.
| Le back office de GoodBarber | Un outil de mesure tiers | |
|---|---|---|
| Mise en route | Rien à faire, c'est déjà là | Un compte à créer, une clé à coller, une app à recompiler |
| Ce qu'il vous donne | Fréquentation, équipement, pays, ventes, notifications, fidélité | Parcours écran par écran, contenus consultés, provenance des installations |
| Où vivent les données | Chez GoodBarber, avec votre app | Chez le prestataire que vous choisissez |
| Ce qu'il demande en plus | Rien | Une bannière de consentement et une ligne dans votre politique de confidentialité |
Ce dernier point mérite votre attention, et l'écran vous aide à le traiter : chaque volet porte sa propre case d'anonymisation, adaptée à sa plateforme. iOS renonce aux identifiants publicitaires d'Apple, Android à ceux de Google, et la PWA anonymise les adresses IP tout en ramenant la durée de conservation des cookies de mesure de vingt-quatre à six mois. Si vous ne faites pas de publicité ciblée, cochez-les : vous gardez vos mesures et vous simplifiez beaucoup votre conformité.

Chapitre 8Le bon étalon, c'est vous
Reste la question que tout le monde se pose en découvrant ces écrans : quel taux d'ouverture est un bon taux, combien de lancements par utilisateur faut-il viser, quelle rétention est normale. La réponse tient en une phrase : celle de votre app le mois dernier.
Ces valeurs dépendent de votre secteur, de votre rythme de publication, de l'ancienneté de votre app et de la façon dont vos utilisateurs vous ont trouvé. Les moyennes qui circulent sur le web agrègent des apps qui n'ont rien à voir entre elles, alors que votre historique, lui, décrit exactement votre situation. C'est d'ailleurs ce que la fiche d'une notification vous donne : vos propres taux de référence, et non une moyenne de marché.
Trois habitudes en tirent le meilleur parti. Comparez deux périodes de même durée, ce que l'export en tableur rend immédiat. Ne changez qu'une chose à la fois, pour savoir à quoi attribuer un mouvement. Et regardez la direction plutôt que la valeur : une courbe qui monte doucement sur trois mois vous en apprend plus qu'un excellent chiffre isolé sur une semaine.
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