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Gérer son app avec l'IA
L'IA de GoodBarber ne sert pas qu'à équiper votre app pour vos utilisateurs. Quatre outils travaillent de votre côté de l'écran, et chacun ouvre quelque chose qui n'était pas à votre portée avant : obtenir une fonctionnalité qui n'existe nulle part, piloter votre app depuis Claude ou ChatGPT, écrire vos contenus à deux, trouver un accord de couleurs sans y passer la journée.
Chapitre 1Quatre outils, et où les trouver
Ils sont déjà là, dans votre app. Rien à installer, rien à activer avant de commencer : il suffit de savoir où regarder.
| L'outil | Ce qu'il fait | Où le trouver |
|---|---|---|
| AI Extension Builder | Fabrique une section à partir de votre description | Mon app > Structure > Ajouter, première vignette Créer avec l'IA |
| Serveur MCP | Ouvre votre app à Claude, ChatGPT, Cursor et aux autres IA | Paramètres > Serveur MCP & API Publique |
| Assistant IA | Écrit, résume, traduit et réécrit vos contenus | Premier bouton de la barre d'outils de l'éditeur |
| Genius Palette | Propose un accord de couleurs pour toute l'app | Mon app > Style de l'app > Couleurs |
Le constructeur de fonctionnalités, le serveur MCP et la palette valent pour les apps de contenu comme pour les apps e-commerce. L'assistant d'écriture, lui, apparaît là où il y a un éditeur de texte riche : l'article, l'évènement, le lieu.
Chapitre 2Décrire une fonctionnalité, et l'obtenir
C'est le plus récent des quatre, et le plus surprenant à voir fonctionner. Sa porte d'entrée est ailleurs que là où on la cherche : elle est dans le sélecteur de type de section.
Allez dans Mon app › Structure, cliquez sur Ajouter, et regardez la première vignette de la liste, avant les articles et les photos : Créer avec l'IA. Vous ne choisissez pas un type de section existant, vous décrivez celle qui n'existe pas.
Comment ça se passe
L'écran s'ouvre en deux colonnes. À gauche, une conversation. À droite, l'aperçu de ce qui a été fabriqué. Vous décrivez ce que vous voulez, dans la langue que vous voulez et dans le détail. L'assistant fabrique, répond en une phrase ce qu'il a fait, et l'aperçu se remplit.
Vous continuez la conversation pour ajuster. Chaque échange produit une version, et l'historique les garde toutes, chacune étiquetée par la demande qui l'a produite. Revenir en arrière est donc possible, ce qui autorise à essayer.
Un second onglet donne accès au code généré, avec les fichiers de l'extension. Vous n'avez pas à y aller, et l'immense majorité des utilisateurs n'ira jamais. Il est là pour ceux qui savent lire, ou pour un développeur que vous appelez à la rescousse.
Quand le résultat vous convient, un bouton le publie dans votre app, où il devient une section comme les autres, dans votre menu.

Décrivez le résultat, pas la méthode
C'est le réflexe qui change le plus la qualité de ce que vous obtenez. Dites ce que la fonctionnalité doit faire, pas comment elle doit s'y prendre. « Un bouton pour retenir où j'ai garé ma voiture, et un autre pour y retourner » suffit : l'assistant ira chercher tout seul les moyens de la plateforme, la localisation déjà autorisée par votre app, l'application de cartes du téléphone, la mémoire de l'appareil.
Nommez une technique précise ou un service extérieur, et vous le faites sortir de ce cadre. Il faudra alors autoriser explicitement l'accès à ce service, et ce qui marchait comme une fonctionnalité intégrée devient une fonctionnalité branchée sur le dehors.
Trois réglages qui élargissent beaucoup le champ
Le studio porte trois panneaux discrets qui changent la nature de ce que vous pouvez demander.
Le premier accepte vos fichiers : des images, sous à peu près tous les formats, et des tableaux de données en CSV, TSV ou JSON. Déposés là, ils sont hébergés chez GoodBarber et reçoivent une adresse stable, si bien que la fonctionnalité s'en sert sans dépendre d'un service extérieur. Pour en désigner un dans votre demande, tapez le caractère arobase suivi du début de son nom.
C'est ce panneau qui transforme un fichier en section : un annuaire, un barème, une grille tarifaire deviennent consultables dans l'app sans passer par le CMS. Avec une limite à connaître aujourd'hui : l'assistant lit vos tableaux à leur adresse, il ne les analyse pas colonne par colonne. Les afficher, oui ; les recouper finement, pas encore.
Le deuxième stocke des clés d'accès à des services extérieurs, quand la fonctionnalité que vous décrivez doit interroger un service qui vous appartient.
Le troisième branche une base de données partagée. Sans elle, ce que vos utilisateurs saisissent dans la fonctionnalité reste sur leur appareil, et personne d'autre ne le voit. Avec elle, les données sont stockées côté serveur et partagées entre tous. C'est la différence entre un compteur de calories personnel et un tableau des scores commun à toute votre communauté : la même fonctionnalité, deux produits différents.
Vous n'avez pas à décider seul : quand ce que vous décrivez a besoin d'une mémoire commune, le studio vous propose lui-même de la brancher. Un bouton, une connexion à votre compte Supabase, et les tables comme les règles d'accès sont créées pour vous. Les fonctionnalités suivantes réutilisent la même connexion en un clic.
La limite à connaître
Ce que vous obtenez est une fonctionnalité fabriquée à la demande, pas une brique du produit. Elle se construit avec les moyens du bord : pas de bibliothèque extérieure, pas d'image sous droits, tout ce qui s'affiche est original. Et elle reste une section dans votre app, pas un logiciel à part : le studio fabrique un mini-jeu, il n'est pas un moteur de jeu.
La bonne façon de la situer : quand ce que vous voulez existe déjà comme type de section ou comme extension du store, prenez la brique native, elle sera toujours mieux intégrée et mieux suivie. Quand ce que vous voulez n'existe nulle part et que le devis d'un développeur arrête le projet, décrivez-la. C'est là qu'elle rend un service que rien d'autre ne rendait.
Et testez-la comme vous testeriez le travail d'un prestataire : sur un vrai téléphone, avec de vrais contenus, avant de la publier.
Quatre exemples, où l'on voit le résultat
Le blog reprend chacun des points de ce chapitre et montre ce que ça donne pour de vrai, demande à l'appui.
- Décrire le résultat plutôt que la méthode : sept mots suffisent à obtenir une fonctionnalité de géolocalisation complète, démontée pas à pas dans Mémoire GPS et cartes à partir d'une seule phrase.
- Vos fichiers : ce que l'assistant sait en faire, format par format, dans AI Extension Builder : importez vos fichiers.
- La base de données partagée : ce que le studio crée pour vous, tables et règles d'accès comprises, dans AI Extension Builder : une base Supabase dans votre app.
- Et la limite, testée pour de bon : un jeu jouable avec son classement partagé, qui reste une section de votre app, dans Créer un jeu avec classement dans votre app, sans coder.
Chapitre 3Piloter votre app depuis Claude ou ChatGPT
Les trois autres outils vivent dans le back office. Celui-ci fait l'inverse : il ouvre votre app aux IA que vous utilisez déjà ailleurs, Claude, ChatGPT, Cursor ou une autre.
Le mécanisme s'appelle un serveur MCP, pour Model Context Protocol. La formule à retenir tient en une phrase : c'est une prise standard qui permet à une IA d'agir sur votre app, au lieu de seulement en parler. Vous demandez quels sont vos dix produits les plus vendus ce mois-ci, et elle va vraiment chercher la réponse dans votre boutique. Vous demandez de programmer une notification pour dix-huit heures, et elle est programmée.
Où ça se règle
L'écran est volontairement court.
Il porte deux choses. L'adresse de votre serveur, avec son bouton de copie, qui identifie votre app et elle seule. Et vos clés d'API, que vous créez par jeux depuis cette page, chaque jeu pouvant être révoqué sans toucher aux autres.
Le raccordement, lui, ne se fait pas ici. Il part de l'autre bout : c'est dans Claude ou dans ChatGPT que vous ajoutez GoodBarber, comme vous y ajouteriez n'importe quel autre outil, et c'est la clé créée sur cette page qui vous y identifie. Retenez ce sens-là, il explique pourquoi l'écran est si court : GoodBarber ouvre la prise, c'est votre IA qui vient s'y brancher.
La marche à suivre est publiée outil par outil : connecter Claude, connecter ChatGPT et Codex, et le panorama complet du MCP.

Les 44 recettes prêtes à l'emploi
Une prise ouverte ne dit pas quoi demander. C'est le rôle des 44 skills que GoodBarber publie en accès libre sur GitHub, accessibles depuis le lien de ce même écran. Chacune est une recette écrite qui apprend à votre IA à mener une tâche courante de bout en bout.
| Famille | Nombre | Le genre de demande qu'elles couvrent |
|---|---|---|
| eCommerce | 18 | Meilleures ventes, état du stock, campagne promotionnelle, connaissance client |
| Contenu et CMS | 11 | Publier un article, auditer ce qui est en ligne, tenir un calendrier éditorial |
| Abonnements | 10 | Suivre les abonnements, voir les échéances, cibler une notification |
| Communauté | 5 | Rapport d'audience, notification à tous, panorama des appareils |
Elles sont ouvertes et redistribuables, ce qui intéresse surtout les revendeurs : elles se rebaptisent et se republient sous leur propre marque.
Ce que ça change, et ce que ça ne change pas
Ce que ça change : les gestes répétitifs et les questions de suivi. Faire le point du lundi matin sans ouvrir quatre écrans, corriger vingt fiches produit d'un coup, préparer une campagne en la dictant. Ce sont des tâches où le back office demande beaucoup de clics pour peu de décision.
Ce que ça ne change pas : la responsabilité reste la vôtre. La plateforme est prête pour les agents, elle n'est pas en pilote automatique. Une IA branchée sur votre app agit en votre nom, sur des données réelles, et elle n'a pas votre jugement sur ce qui se publie. Commencez par les demandes qui lisent avant celles qui écrivent, relisez ce qui a été fait, et gardez la main sur ce qui part vers vos utilisateurs.
Chapitre 4L'assistant qui écrit avec vous
Une icône ouvre la barre d'outils de l'éditeur, à gauche des boutons de mise en forme. Vous la retrouvez au même endroit dans un article, dans un évènement et dans un lieu. Elle déroule cinq commandes, et la distinction entre elles vaut d'être comprise avant de cliquer.
Quatre d'entre elles travaillent sur le texte que vous avez sélectionné : le compléter, le résumer, le traduire, en changer le ton. Jamais sur la page entière, toujours sur le passage surligné, ce qui vous laisse reprendre un paragraphe sans toucher aux autres. La traduction couvre sept langues, l'allemand, l'anglais, l'espagnol, le français, l'italien, le néerlandais et le portugais. Le ton se choisit dans cinq registres, du pédagogique au détendu en passant par le professionnel, l'empathique et le neutre.
La cinquième, au milieu du menu, est un assistant libre, et c'est la seule qui parte de rien : vous lui décrivez ce que vous voulez obtenir.
D'où la logique du produit, qui vaut d'être comprise avant de cliquer : l'assistant reprend un texte, il ne remplit pas une page blanche, sauf quand vous lui dites précisément quoi y mettre. Le réflexe qui en découle est simple, et il évite de chercher pourquoi rien ne se passe : sélectionnez d'abord, demandez ensuite.

Ce que ça change vraiment
Le gain se voit sur le volume, pas sur la pièce unique. Une boutique qui met en ligne quarante produits a quarante descriptions à écrire, toutes bâties pareil, toutes ennuyeuses à rédiger et pourtant décisives pour le SEO comme pour la vente. Un média qui publie en trois langues fait trois fois le même travail de traduction. Ce sont ces répétitions que l'assistant absorbe.
Il absorbe aussi le désaccord de registre. Un texte écrit par un technicien, passé au ton pédagogique, devient lisible par un client sans que personne n'ait eu à négocier avec l'auteur.
La limite à connaître
L'assistant écrit correctement, il n'écrit pas comme vous. Il produit une prose propre, moyenne, sans aspérité, et c'est précisément l'aspérité qui distingue votre app des trente autres du même secteur. Servez-vous-en pour la matière ingrate, gardez votre voix pour ce que vos lecteurs viennent chercher chez vous, et relisez tout ce qui sort sous votre nom.
Une règle simple, tenue par les équipes qui s'en servent bien : l'IA écrit le premier jet, jamais le dernier.
Chapitre 5Un accord de couleurs en un clic
L'outil s'appelle Genius Palette dans le store d'extensions, et le lien qui le déclenche s'appelle Palette magique dans l'écran des couleurs. C'est le même.
Le lien est en haut à droite du bloc des thèmes de couleurs. Un clic, et c'est tout l'accord qui change d'un coup : les deux couleurs de l'en-tête, les quatre couleurs principales sur lesquelles Smart Design construit le reste de l'app, et les couleurs secondaires en dessous.
Cliquez à nouveau, vous obtenez une proposition entièrement différente : on regénère jusqu'à tomber sur un accord qui vous parle. Un bouton remet les couleurs de départ, et surtout rien n'est appliqué à votre app tant que vous n'avez pas validé, le pied de page vous laissant annuler jusqu'au bout. Vous pouvez donc en essayer quinze sans rien risquer.
Ce que la Palette magique ne fait pas : elle ne connaît ni votre logo, ni votre charte, ni le secteur dans lequel vous vous battez. Elle est excellente pour sortir d'une page blanche, ou pour montrer trois directions à quelqu'un qui n'arrive pas à choisir. Elle ne remplace pas une identité de marque quand vous en avez une.
Un réflexe utile : après avoir appliqué une palette, ouvrez deux ou trois écrans réels dans l'aperçu, une liste, un article, un formulaire. Un accord séduisant sur quatre pastilles peut se révéler illisible sur une liste dense.

Chapitre 6Trois choses à savoir avant de vous lancer
GoodBarber ouvre la porte, il ne vend pas ce qui entre par la porte. Les quatre outils sont à portée depuis votre back office, mais le serveur MCP suppose que vous ayez déjà Claude, ChatGPT ou un outil équivalent de votre côté, avec l'abonnement qui va avec.
L'IA travaille bien sur ce qui est déjà en ordre. C'est vrai des quatre outils, et c'est le point commun le moins évident. Une IA qui reprend un texte confus produit un texte confus mais bien tourné. Une palette posée sur une app dont la structure est illisible ne la rend pas lisible. Le rangement d'abord, l'accélération ensuite.
Commencez par un seul. Ces quatre outils touchent quatre moments très différents de votre travail, et rien n'oblige à les adopter ensemble. Prenez celui qui correspond à votre semaine la plus pénible : le constructeur de fonctionnalités si un projet est bloqué faute de développeur, le serveur MCP si vous passez plus de temps à consulter votre app qu'à la faire vivre, l'assistant d'écriture si vous publiez beaucoup, la palette si vous démarrez.
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